Un projet d'Espaces ferroviaires

Cinq principes d'aménagement

Créer

une programmation mixte et innovante conçue pour et avec les habitants du 18e

Ce futur quartier sera un lieu de vie pour les familles à travers un ensemble de logements familiaux, sociaux pour moitié,
intermédiaires et en accession à la propriété, qui accueillera de nouveaux habitants dans un environnement riche d’activités
et de services. Un foyer de jeunes travailleurs viendra compléter l’offre de logement.
Il s’inscrit en complémentarité des équipements publics de l’arrondissement déjà existants avec l’ouverture d’un
Équipement Spécialisé d’Enseignement Culturel et Artistique (ESECA – conservatoire de musique), d’une crèche de 99
berceaux et d’un groupe scolaire de 8 classes. Une salle de spectacle opérée par La Bellevilloise et un cinéma MK2 de 9
salles viendront enrichir l’offre culturelle.
La programmation s’inspire des mécanos de La Chapelle qui ont occupé le site pendant plus de 150 ans, avec une
volonté forte de réimplanter la création industrielle au coeur du site et de développer l’activité économique rendue
possible par les nouvelles technologies. A cet effet, s’y installeront un Incubateur de créateurs industriels (ICI), l’école
de design CAMONDO, et la Fédération ENVIE.
Sans oublier les programmes de formation professionnelle et les actions d’insertion sociale, au bénéfice notamment
des jeunes. Avec a présence de l’association LA SOURCE, c’est tout un éventail de formations et d’actions, pour tous et
toutes, et à tout à âge, qui seront présentes sur le site et accessibles aux habitants.
Priorité est donnée à la rénovation du patrimoine, composante vivante de la ville, et l’occasion de rappeler qu’il
appartient à tous, ne serait-ce que par la manière dont il aura marqué définitivement l’espace, en y installant des
programmes collectifs accessibles à tous. A titre d’exemple, la fosse du chariot transbordeur est conservée et adaptée
en aire de jeux dans le jardin central.

Favoriser

la nature en ville, élément structurant du projet

Avec un jardin public de plus d’1 hectare qui intègre la famille des espaces verts parisiens, ce futur quartier offre aux habitants
des espaces de jeu et de détente ainsi qu’un lieu de quiétude et de sociabilité.
Ce nouveau quartier où la nature s’invite partout, a pour ambition de devenir un démonstrateur du plan biodiversité de la
Ville de Paris avec l’implantation d’un écosystème varié et de sensibiliser les habitants au travers d’une application « le jardin
numérique » permettant aux usagers du quartier de découvrir la richesse de la faune et la flore locales via leur smartphone.
Ce futur quartier proposera également une approche alternative de l’alimentation et de la consommation des biens. Le
pôle alimentation rassemblera ainsi une ferme urbaine, des commerces de bouche de proximité et une halle gourmande
emblématique où prendront place leurs nombreux partenaires de cuisine urbaine.
Un dispositif de recyclage et de réemploi, en marche vers le zéro déchet, sera également mis en place.

Désenclaver

le secteur

Bien que desservi par deux lignes de métro, deux lignes de bus et à quelques minutes de la Gare du Nord, le site reste enserré entre les voies ferrées, la rue Ordener et la rue des Poissonniers. Pour permettre un fonctionnement satisfaisant le principe de relier la nouvelle rue René-Clair à la rue Ordener a été inscrit dans les orientations du Plan local d'urbanisme (PLU) de Paris.

La concertation doit permettre de préciser le tracé de cette voie nouvelle et les modes de transport qui l’emprunteront. Des cheminements la compléteront pour achever de désenclaver le secteur et le rendre accessible à tous. Ces nouveaux accès seront conçus de manière à ne pas dégrader les conditions de circulation dans le quartier.

Rendre cette friche ferroviaire

aux habitants et préserver l’identité ferroviaire du site

Le projet est une opportunité unique de rendre aux parisiens et aux riverains un espace de 3,7 ha aujourd’hui difficilement accessible et objet de nuisances. Outre sa position à 5 mètres en-dessous du sol, qui nécessitera un travail fin de conception pour le relier au niveau de la ville existante, le site est aussi en proximité directe du faisceau de la Gare du Nord. Des dispositifs efficaces devront donc être pensés pour protéger le futur quartier des nuisances sonores et vibratoires. Dans tous les cas, l’opération devra se greffer de manière harmonieuse à l’existant, notamment afin de limiter les vis-à-vis et préserver un ensoleillement optimal.

Le patrimoine ferroviaire qui a été découvert par tous les visiteurs de Grand Train est considéré comme une chance pour le projet. C’est le passé du dépôt de La Chapelle qui a donné son identité au site «Ordener-Poissonniers». Le projet doit alors se penser comme un palimpseste, à savoir un espace qui se recompose tout en préservant des traces de son histoire. Plus concrètement, un travail fin de diagnostic patrimonial réalisé par l’agence 2BDM a permis d’identifier ce qui sera préservé a minima dans le cadre du projet : en premier lieu l’atelier de levage, puis tout ou partie de la remise vapeur et la fosse des chariots transbordeurs.

Imaginer

un quartier à objectif ZERO carbone

L’objectif de neutralité carbone est essentiel et a guidé la conception du projet et nourri son approche très innovante :
- Une forme urbaine qui permet de créer des ilots de fraicheur et d’optimiser la solarisation des espaces extérieurs et
des pièces de vie des logements, pour concilier sobriété énergétique et qualité de vie des futurs usagers.
- Une centrale solaire composée de tuiles solaires assurera une production d’électricité représentant plus de 50% de la
consommation annuelle d’électricité des logements.
- Un système de récupération de la chaleur produite par le Data center permettra d’assurer l’ensemble des besoins de
chaleur du projet avec une empreinte environnementale exemplaire d’un mix d’EnR&R au-delà de 94%.
- Une mise en valeur du patrimoine mémoriel et industriel du site par la préservation et la réhabilitation des bâtiments
historiques (halle de levage et remise vapeur).
- Un mode constructif en bois a été privilégié qui présente un impact carbone limité permettant d’atteindre le label
E3C2 tout en assurant un chantier à faible nuisance.
- Enfin, c’est un projet qui favorise les modes doux qui permet une réappropriation forte de l’espace public conçu
comme un lieu accueillant et d’échanges à l’échelle du piéton.

Comprendre

le projet proposé en chiffres

Un site existant de 3,7 hectares,
- 73 000 m² construits et reconversion de halles patrimoniales,
- 50 % de logements,
- 13 800 m2 de bureaux,
- 6 800 m² de commerces dont 4 000 m² à choisir par les riverains,
- un espace de coworking de 2 000 m²,
- une auberge de jeunesse de 3 000 m²,
- un équipement public mutualisé de 7 750 m² comportant un groupe scolaire de 8 classes, ainsi qu’un conservatoire,
- une crèche de 99 berceaux
- une ferme d’agriculture urbaine.
- un data center de 1 700 m²,
- 5 000 m² de tuiles solaires photovoltaïques en toitures

L'appel à partenariat d'opérateurs

Le caractère innovant de ce projet passe aussi par des modalités originales de travail sur l’élaboration et la conception du quartier qui va ainsi émerger. Cet appel à partenariat est destiné à sélectionner le groupement d’opérateurs qui réponde au mieux à la fois aux principes d’aménagement énoncés par Espaces Ferroviaires et aux attentes et besoins des habitants actuels et futurs. La procédure a été lancée fin juin 2016, puis quatre équipes ont été sélectionnées en septembre 2016. Ces équipes travaillent actuellement au cours d’ateliers conduits par Espaces Ferroviaires pour affiner leurs intentions programmatiques et technologiques. Elles intégreront les attentes exprimées par les habitants et finaliseront leurs offres pour parvenir au choix de l’une d’entre elles à l’horizon du printemps 2017. Pourra alors après cette étape se concevoir le projet « Paris-Ordener ».

> Qui sont les 4 opérateurs en compétition et comment ont-ils été pré-sélectionnés ? Quel est le calendrier de leur travail ?

Un ancrage local

Ce futur quartier s’insère également dans un espace lui aussi en pleine mutation. Le projet « Paris-Ordener » doit donc se penser en complémentarité d’opérations connexes afin de s’intégrer harmonieusement dans un quartier cosmopolite et effervescent :

ICF Habitat La Sablière qui a acquis en juin 2014 la résidence allée d’Andrézieux, va engager prochainement un programme de réhabilitation sur cet immeuble, composé de 279 logements.

> Les acteurs concernés

Le magasin et les entrepôts du distributeur METRO vont prochainement déménager et cet ensemble, situé sur un terrain privé entre la rue des Poissonniers et la résidence Andrézieux, est appelé à évoluer dans les prochaines années.

L’aménagement de l’îlot situé au 122 rue des Poissonniers va être complété par la construction d’un gymnase dont la livraison est prévue en 2019. Ce gymnase sera surmonté d’un toit végétalisé accessible au public.

> En savoir plus sur l’avancée de ce projet

Géré par la RIVP, l’hôtel d’entreprises Paris Région Innovation Nord Express héberge des entreprises issues des secteurs du numérique, des éco-activités, du design, des services à l’industrie, des matériaux nouveaux et de la santé humaine. Ces secteurs peuvent relever de l’économie marchande classique ou de l’économie sociale et solidaire.

> Les acteurs concernés

La vocation ferroviaire du site sera préservée pour accompagner la création de la nouvelle gare Saint-Denis Pleyel du Grand Paris (2023) en créant 5 voies de garages où les rames du TER (et éventuellement des TGV) seront garées.
Dans cette perspective, le terrain concerné est en cours de dépollution en vue de le rendre compatible avec l’usage industriel prévu.

> En savoir plus sur l’avancée du projet de création de la gare Saint-Denis Pleyel du Grand Paris Express